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Le Palais des Doges - La Piazetta


Siège du gouvernement dés le IXe siècle le palais abrita les organes du pouvoir exécutif et fut la résidence des doges juqu’à la chute de la république en 1797.

Ici la façade donnant sur la Piazetta. La Piazetta (petite place) met la place Saint-Marc en communication avec le quai (molo). Au bout de la Piazetta s’élèvent deux colonnes de granit oriental rougeâtre posées sur des socles circulaires. L’une est surmontée du lion ailé, en bronze doré, symbole de l’évangéliste saint Marc. l’autre d’une statue de Saint Théodore, premier patron de Venise.

Gouvernée durant les premiers siècles de son existence par les tribuni maritimi, aristocrates de Ravenne nommés par le représentant de l’Empereur d’Orient, la cité est dirigée dés 697 par un chef unique, le doge. initialement élu à vie par l’assemblée populaire, celui-ci est bientôt désigné au sein des familles dirigeantes, le peuple se contentant de l’acclamer au moment de son entrée en fonction.
A une époque où le pouvoir est partout héréditaire, Venise demeure une république oligarchique, ce qui l’oblige à décourager sans relâche toute tentative d’instauration d’un régime monarchique. Incarnation de la Sérénissime (c’est le nom donné à la République vénitienne à partir de 1177) le doge est toujours en liberté surveillée et toute collusion entre le chef de l’ Etat et le peuple est immédiatement sanctionnée par la noblesse.

De toutes les institutions vénitiennes, la plus puissante est incontestablement le Conseil des Dix : une sorte de "cour de sûreté de l’Etat", formée en 1310 afin de prévenir tout bouleversement politique. Lorsque en 1355 le doge Marino Faliero se risque à s’opposer aux Dix, il y perd ses biens, sa charge et sa tête.
La République est donc réservée à la petite minorité de l’aristocratie enrichie dans le commerce.