L’île éléphantine qui fut le coeur d’Assouan (les 18 premières photos), merveilleusement fraîche et verte au petit matin, les villages nubiens, les ruines de l’antique Abou qui prit son essor vers 2345 av JC, le Nilomètre.
L’île était le centre du culte de Khnoum, le dieu à tête de bélier, créateur de l’humanité et seigneur des cataractes en charge des eaux du Nil.
Les Tombeaux des Nobles (photos 14 à 25) auxquels on accède après l’ascension d’une rampe de 250 mètres directement depuis le Nil. Le gardien défait une à une les chaînes qui gardent les entrées. Je pénètre seul.
Rejoint par un Belge plus âgé que moi mais à l’enthousiasme pur, au lieu de revenir vers l’entrée, nous coupons dans le désert pour rejoindre le monastère Saint Siméon. Un des moments les plus beaux.
Je rentre par le ferry, la nuit tombée.
Au coucher du soleil, les arbres ont l’air faits au crayon noir et les collines de sable semblent être de poudre d’or. De place en place elles ont des raies noires minces (traînées de terre, ou plis du vent) qui font des lignes d’ébène ce sur fond d’or - or comme celui des vieux sequins. [Gustave Flaubert, Voyage en Égypte]]