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Jan Breydel et Pieter de Coninck sur le Markt

Jan Breydel et Pieter de Coninck sur le Markt

Les milices de ces deux tribuns massacrèrent les partisans du roi de France et les troupes d’occupation lors des « Matines brugeoises » de 1302. A l’aube du 18 mai 1302, on passe par l’épée tous ceux qui sont incapables de prononcer avec l’accent local les mots « shild en vriend ». Ce sanglant épisode restera dans l’histoire sous le nom de « Matines brugeoises »
A l’origine de cet évènement, l’opposition entre les Leliaerts et les Klauwaerts, le parti des patriciens et celui de la plèbe et des métiers. Le premier demande l’appui du parlement de Paris et le roi de France, Phillipe le Bel, les rallie à sa bannière à fleur de lys (d’où le nom Leliaerts). De l’autre côté, les Klauwaerts (du nom des griffes du lion héraldique) forment le parti de la dynastie comtale et des métiers et ont l’appui du comte de Flandre Gui de Dampierre qui cherche à contrebalancer la toute puissance des échevins. Philippe le bel fait emprisonner le Comte et son fils et annexe la Flandre.
Pour venger l’affront des Matines brugeoises, Philippe le Bel dépêche une armée sur la Flandre rebelle qui sera défaite lors de « la bataille des éperons d’or », le 11 juillet 1302 qui est la première victoire de fantassins sur la cavalerie. La bataille laisse sur le carreau la fine fleur de la chevalerie française et 700 éperons d’or sont ramenés en trophée.