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Capitale culturelle de la Flandre, fière d’avoir vu naître Charles Quint, Gand est une cité industrielle et portuaire qui a conservé en son centre, enlacés dans les méandres de la Lys, des quartiers anciens qui renaissent lentement après une longue décrépitude. Elle rassemble des monuments remarquables et des trésors artistiques de premier plan, en tête desquels le prestigieux retable de l’Agneau mystique des frères Van Eyck dans la cathédrale Saint-Bavon.
Sur les bords des eaux glauques de la Lys, les siècles se téléscopent dans une sarabande architecturale étourdissante. Alors que Bruges se contente de gothique et de Renaissance, qu’Anvers étale son vernis XVIe s. et baroque, Gand prend ses aises avec tous les styles. Elle juxtapose allègrement le rococo et le roman, la forteresse médiévale avec la manufacture du XIXe s. et le high-tech avec la maison au pignon de bois. Du pont Saint-Michel, les tours de Saint-Bavon, du beffroi et de Saint-Nicolas jouent les géants de pierre pressés de se jeter en cortège dans la Lys.
Chronique de Hainaut |
Charles Quint |
Extraits de mon journal de bord :
Vendredi 19/05/2006 Vent, Pluie
Lever tôt pour moi (6h20). Prépare lentement mon sac. Réserve retour (jeune fille charmante). Train 7h50 pour Bruxelles file dans une campagne en grande forme. Le train s’arrête, on annonce une panne à la locomotive et 10 mn après on repart. A Bruxelles-Midi correspondance pour Gand (½ h ). Le Tram jusqu’à l’Office du Tourisme. L’Auberge de Jeunesse est à 200 m. Si je n’avais pas réservé, il ne restait qu’un lit à 14h30. L’Auberge de Jeunesse est sympa, lumineuse. Je me sens à peu près bien (mieux qu’à Venise ou à Zagreb l’an dernier par ex.). Premier tour en ville. Beaucoup de touristes et surtout beaucoup de vent. Je trouve une petite épicerie et une pharmacie. Des trouées très brèves de soleil. Les fils du tram gênent aussi pour les photos. Je regrette d’avoir négligé de prendre un bouquin. La ville est vraiment dépaysante et ressemble aux peintures. Dans la chambre, un finlandais, un américain, un australien. Je ne suis jamais à l’aise quand on parle cette langue. Je me couche tôt vers 21h.
Samedi 20/05
Au réveil il pleut. J’ai comme d’habitude envie d’avancer la date de mon retour. Je progresse sous la pluie pentue jusqu’à la cathédrale Saint-Bavon où je m’assied ½ h. Je constate à travers un vitrail que de temps à autre le soleil apparaît quelques secondes. Visite avec audioguide du retable de l’Agneau mystique. J’aime bien les explications. Petit coup d’œuil au château du Diable puis je monte au beffroi (J’ai acheté le pass musée 3 jours 12.5 €). Je rentre manger et dormir ½ h à l’A.J. puis le musée Maison Alijn qui manque de commentaires.
Dimanche 21/05 peu de pluie
Temps couvert mais pratiquement sans pluie et sans vent. La petite brûlure dans la poitrine qui m’est venue hier ne me quitte que vers 15 h lorsque je prends deux milkshakes (vanille puis chocolat). C’est « les vacances » après tout. J’ai entamé la journée par une balade « autour » de Gand. A 10 h musée du Textile, impressionnant mais manque d’explications en français. A l’autre bout, le petit béguinage. 12h-14h A.J. puis musée du Design avec de beaux objets. Je retourne à la cathédrale Saint-Bavon pour voir dans la crypte les peintures religieuses du musée des Beaux-Arts en travaux, notamment le Christ portant sa croix de Jérôme Bosch. A l’A.J. je lis Bonjour Tristesse de Françoise Sagan, que j’ai trouvé sur place.
Lundi 22/05
Ciel bleu sur Gand mais que sur Gand. Liaison facile avec Bruges ...