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Anonyme
(1448)

Présentation par Jean Wanquelin de sa « Chronique de Hainaut », en 1448 à Philippe le Bon en présence du jeune Charles le Téméraire, du chancelier Nicolas Rolin, de Jean Chevrot, président du Grand Conseil et de chevaliers de la Toison d’or, frontispice de la Chronique de Hainaut
(Bruxelles, Bibliothèque royale Albert 1er ).

La maison de Bourgogne : de l’éclosion à l’explosion :

De 1384 à 1477, Philippe le Hardi, Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire acquièrent d’innombrables domaines par une politique de mariages, d’achats et de captations d’héritage. Ces domaines, autour de leurs deux pôles de Bourgogne et du Brabant, chevauchent la frontière de la France et de l’Empire.
De plus en plus, les ducs de Bourgogne s’arrachent à la suzeraineté du roi de France et tentent d’unir, de Dijon aux « Pays-Bas », un État nouveau. Ils le veulent moderne, prospère, exemplaire. Philippe le Bon est en passe de réussir. Le « grand duc du Ponant » tient la cour la plus brillante d’Europe. Les grandes villes de Flandre et de Brabant rivalisent avec celles d’Italie. Mais la mort dramatique de Charles le Téméraire en 1477, puis celle de sa fille Marie de Bourgogne cinq ans plus tard, ruinent le projet politique des Bourguignons. Le pays reviendra aux Habsbourg, d’Autriche ... et bientôt d’Espagne.
Cependant le Grand Héritage des ducs de Bourgogne est le creuset intellectuel et artistique de l’Europe septentrionale à l’aurore de la Renaissance.